Les maladies du bois de la vigne et leur prévention

Qu’entend-on par maladies du bois de la vigne ?

Les maladies du bois de la vigne (MBV) sont la conséquence de l’attaque d’un groupe de champignons présents dans les vignes depuis des années et qui attaquent et colonisent le bois de la vigne. Parmi les symptômes de ces maladies, on trouve la décoloration, la nécrose du bois et l’infection du système vasculaire, des taches ou une chlorose foliaire avec des modèles caractéristiques tels que l’apparition de décolorations internervaires et sur le bord des feuilles, un retard au niveau du débourrement, la mort des bourgeons, des avortements des boutons floraux, la diminution de la productivité de la souche et même sa mort éventuelle.

 

Quelle est la situation des MBV en Espagne ?

Il n’existe pas de données officielles de surveillance nationale de l’incidence de ces maladies sur le vignoble espagnol. Des rapports des communautés autonomes et des institutions scientifiques montrent toutefois que le problème s’est aggravé au fil des ans.

En 2013, la Communauté de Valence signalait que 10 % du vignoble valencien était touché, et deux ans plus tard, il est apparu dans divers médias que 20 % du vignoble d’Estrémadure était concerné par ce problème. Une étude réalisée par l’Instituto Tecnológico Agrario de Castilla y León (Institut technologique agricole de Castilla y León) en 2015, a indiqué que l’incidence des MDV sur 5 AOP de cette Communauté se situait entre 2,5 et 5,7 %. D’autres rapports indépendants plus récents réfèrent d’une incidence de plus de 10 % dans la zone de La Rioja.

 

Comment contrôler les MBV ?

Contrairement à d’autres maladies telles que l’oïdium et le mildiou, le grand défi de la lutte contre les MBV, réside dans la période de latence indéterminée des phytopathogènes attaquant le bois de la vigne. Cela se traduit par un état asymptomatique de la plante permettant la progression de la maladie en son sein, sans signes évidents qui permettent à l’agriculteur de prendre des mesures palliatives ou prophylactiques.

À ce jour, il n’existe pas de produit curatif pour ce problème, de sorte que tous les efforts se concentrent sur la prévention, aussi bien au niveau des pépinières qu’en plein-champ.

Il est important de rappeler que les agents pathogènes responsables des MDV, ont une fenêtre temporelle d’infection allant jusqu’à 4 mois et qu’une plaie au niveau du bois d’une souche de vigne peut prendre jusqu’à 2 ans pour cicatriser complètement.

Certaines familles chimiques (triazoles et strobirulines) ont une action fongicide, aussi bien in vitro que dans la protection de la plaie du bois. L’inconvénient des agents chimiques est que leur action est principalement de contact et que leur systémique, le cas échéant, est limitée dans le temps.

L’avantage de l’utilisation de micro-organismes antagonistes des phytopathogènes de la vigne provient principalement du fait, que la colonisation de la plaie du bois rend difficile la pénétration de ces pathogènes. Parmi les plus testés, on peut citer les Bacillus subtillis et les champignons du genre Trichoderma sp. Outre son effet protecteur à plus long terme que les agents chimiques, la lutte biologique présente l’avantage d’une quasi-inexistence de l’apparition de résistances chez les agents pathogènes.

 

Esquive, une solution efficace pour la prévention des MBV

Esquive est composé de spores de Trichoderma atroviride I 1237 (n° 25961) et autorisé pour la lutte contre l’amadou, l’euthypiose et le Bras mort noir (BDA). Il n’est pas le seul trichoderma enregistré pour ces utilisations, mais il dispose bien du plus grand nombre d’essais confirmant son efficacité. L’activité fongicide et de lutte d’Esquive a été testée dans des conditions de laboratoire, in vivo, en serres et en plein-champ, en lien avec la protection des blessures de taille

Esquive protège non seulement la partie superficielle de la blessure du bois, mais aussi les zones plus profondes éloignées de la coupure, T atroviride I12 37 pouvant survivre à l’intérieur de la vigne pendant de longues périodes, empêchant d’autres champignons de s’installer dans l’espace colonisé.

 

Concernant la rentabilité d’Esquive ; compte tenu des coûts de replantation de nouvelles souches et des pertes de productivité /ha en raison de MBV, nous avons pu établir que protéger 1 hectare de vigne avec Esquive est 7 à 10 fois plus rentable pour l’agriculteur que de ne pas inclure ce traitement dans son protocole de mesures prophylactiques pour la prévention de l’amadou et de l’euthypiose.

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